La nuit où votre fils vous a demandé quand vous alliez enfin partir, vous êtes partie en silence… Au lever du soleil, vous aviez acheté la maison de ses rêves et vous vous étiez assurée qu’elle ne serait jamais la sienne.

Et dans le calme qui suivit, debout dans cette première maison qui vous avait semblé pleinement vôtre depuis la mort de Robert, vous avez compris quelque chose avec une paix si profonde qu'elle ressemblait presque à la grâce.

Vous n'aviez pas quitté la maison de votre fils parce que vous aviez gagné à la loterie.

Vous étiez parti parce que, pour la première fois depuis longtemps, vous n'aviez plus besoin de la permission de personne pour cesser de vivre comme un invité dans votre propre vie.

LA FIN