Mais ce n’est pas le seul intérêt du mariage. Car qui dit mariage dit possibilité de se consentir une “donation au dernier vivant” - ce qui n’est pas possible lorsqu’on est pacsé ou concubin – et/ou de se consentir des avantages matrimoniaux, via le choix d’un régime matrimonial sur mesure. Autrement dit, le mariage vous offre plus de souplesse pour organiser la protection du survivant. Il vous permet même de laisser davantage à votre conjoint puisqu’il existe une quotité disponible, réservée aux couples mariés, appelée “quotité disponible spéciale entre époux” plus large que la quotité disponible ordinaire.
Profiter du logement commun jusqu’à la fin de sa vie
Autre intérêt du mariage : au décès du premier des deux époux, le survivant peut rester gratuitement dans le logement pendant un an. Peu importe que vous en soyez propriétaire ou locataire. Si vous êtes locataire, le loyer sera à la charge de la succession. Passé ce délai, si vous étiez propriétaire de votre logement, le conjoint survivant pourra demander à y habiter jusqu’à la fin de sa vie, même s’il s’agissait d’un bien propre du défunt.
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Percevoir une pension de réversion
Si vous n’êtes pas marié, le versement de la pension de retraite de votre compagne ou compagnon s’arrêtera à son décès. Seul le mariage peut vous permettre de percevoir une pension de réversion, c’est-à-dire de recevoir une partie de la retraite que touchait votre conjoint décédé (50 %, 54 % ou 60 % selon les régimes). Aucune condition de durée de mariage n’est exigée pour en bénéficier, dans les régimes de base comme dans les régimes complémentaires du privé. En clair, vous avez les mêmes droits que vous ayez été marié toute votre vie ou uniquement quelques années (si bien entendu votre compagne ou compagnon n’a jamais été marié). Attention toutefois, si l’un de vous deux est fonctionnaire. Si vous n’avez pas eu d’enfants ensemble, votre mariage doit avoir duré quatre ans pour que le survivant ait le droit à une pension de réversion de la fonction publique. A défaut, il faut que depuis la date de votre mariage, votre conjoint ait accompli au moins deux ans de service avant de partir en retraite pour que vous puissiez prétendre à une pension de réversion.
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